DELIVRANCE

SOYEZ DANS LA JOIE

24 mars, 2017

9 Mars

Classé dans : Vigile "Conflict and Courage" E. White — prieresetvie @ 10:00

UN PARTENARIAT BENI (Genèse 39 : 1-6)

L’Éternel fut avec lui, et la prospérité l’accompagna; il habitait dans la maison de son maître, l’Égyptien. Son maître vit que l’Éternel était avec lui, et que l’Éternel faisait prospérer entre ses mains tout ce qu’il entreprenait.
Genèse 39 : 2-3

Arrivé en Égypte, Joseph est vendu à Potiphar, officier du Pharaon et capitaine de sa garde, au service duquel il restera dix ans, et où il va être assailli de tentations peu communes. Le culte des faux dieux va étaler sous ses yeux une pompe royale rehaussée par la richesse et la culture de la nation la plus civilisée de la terre. Mais il conservera sa simplicité et sa fidélité envers Dieu. Ayant de tous côtés le spectacle du vice, il sera comme quelqu’un qui n’entend rien, qui ne voit rien. Il ne permettra pas à ses pensées d’errer sur des sujets défendus, et surtout, il ne cachera pas ses principes pour obtenir la faveur des Égyptiens. S’il le faisait, il succomberait à la tentation. Au contraire, il n’aura pas honte de la religion de ses pères et il ne laissera ignorer à personne qu’il adore Jéhovah…. La confiance de Potiphar croissant de jour en jour, cet homme d’État en fit son intendant et lui confia la gérance de tous ses biens….

La prospérité visible qui marquait tout ce qui était remis aux soins de Joseph ne procédait pas d’un miracle direct. C’étaient son habileté, son application, son énergie qui étaient couronnées de succès. Joseph l’attribuait à la faveur de Dieu, et son maître lui-même voyait là le secret de sa réussite extraordinaire. Mais celle-ci n’aurait pas existé sans une vigilance intelligente et infatigable. Dieu était glorifié par la fidélité de son serviteur, dont la pureté et la droiture formaient un contraste frappant avec les mœurs des idolâtres et faisaient briller les grâces célestes au sein des ténèbres du paganisme.

L’amabilité et la probité du jeune captif finirent par toucher le cœur du capitaine de la garde, qui en vint à le regarder comme son fils plutôt que comme un esclave. Joseph fut ainsi mis en relation avec des hommes instruits et haut placés, ce qui lui permit de se familiariser avec les sciences comme avec les langues et affaires du pays, connaissances qui allaient bientôt lui être très utiles comme premier ministre du royaume.

8 Mars

Classé dans : Vigile "Conflict and Courage" E. White — prieresetvie @ 9:49

UNE RÉSOLUTION INSPIRÉE (Genèse 37 : 12-36)

Joseph est le rejeton d’un arbre fertile, Le rejeton d’un arbre fertile près d’une source; Les branches s’élèvent au-dessus de la muraille.
Genèse 49 : 22

Joseph vit sa vente en Égypte comme étant la plus grande catastrophe qui puisse lui arriver. Mais il savait qu’il était important que sa confiance en Dieu soit plus grande encore que lorsqu’il était protégé par l’amour de son père.
Tandis que la caravane qui emmène Joseph s’avance vers le sud dans la direction de l’Égypte, le jeune captif discerne, dans le lointain, les collines où sont dressées les tentes de son père. A la pensée de la solitude et de l’affliction de cet être chéri, des flots de larmes amères inondent son visage. Puis la scène atroce de Dothan repasse devant lui: il revoit les regards haineux de ses frères. Il entend les paroles ironiques et insultantes qui ont accueilli ses cris désespérés. La pensée de l’avenir le fait frémir. Quel changement dans sa vie! De fils tendrement aimé, il va devenir un esclave dédaigné et méprisé….

Mais, dans sa bonté, Dieu allait faire concourir à son bonheur cette lamentable épreuve. L’affection si tendre et si ardente de son père, poussée jusqu’à la partialité et à la faiblesse, cette préférence imprudente, qui avait irrité ses frères et les avait poussés à l’acte cruel qui le séparait de la maison paternelle, avait influé défavorablement sur son caractère. Certains défauts avaient été encouragés, dont il devait maintenant se corriger….

Bientôt la pensée de Joseph s’élève vers le Dieu de son père qu’il a appris à aimer dès son enfance. Que de fois, dans la tente de Jacob, n’a-t-il pas entendu le récit de la vision de Béthel, alors qu’il quittait en fugitif le foyer paternel…. De toute son âme, vibrante d’une sainte émotion, il prend d’héroïques résolutions. En toutes circonstances, il agira comme il convient à un sujet du Roi des rois. Il le servira de tout son cœur; il affrontera les plus amères épreuves avec courage et il sera fidèle dans tous ses devoirs. En quelques heures, il a appris ce que des années n’auraient pu lui enseigner autrement. Les événements d’un seul jour l’ont transformé. D’un enfant gâté, le malheur a fait de lui un homme réfléchi, vaillant et maître de soi.

23 mars, 2017

7 Mars

Classé dans : Vigile "Conflict and Courage" E. White — prieresetvie @ 9:24

TROUBLES AU FOYER (Genèse 37 : 1-11)

Ses frères virent que leur père l’aimait plus qu’eux tous, et ils le prirent en haine. Ils ne pouvaient lui parler avec amitié. Genèse 37 : 4

Le péché de Jacob ne laissa pas cependant d’exercer dans sa famille une influence fâcheuse dont les fruits amers se manifestèrent dans le caractère et la vie de ses fils. Arrivés à la maturité, ceux-ci avaient de graves défauts. D’autre part, la polygamie produisit les conséquences lamentables qu’elle engendre tout naturellement: elle fit tarir les sources de l’amour; les liens les plus sacrés se relâchèrent; la jalousie entre les mères créa une pénible tension au sein de la famille. Les enfants grandirent, querelleurs et ennemis de toute contrainte, et la vie du père fut assombrie par le chagrin.

Un des fils de Jacob, cependant, avait un caractère très différent de celui de ses frères: c’était Joseph, le fils aîné de Rachel, dont la rare beauté physique semblait refléter les admirables qualités de son esprit et de son cœur. Pur, actif, enjoué, il faisait preuve de force morale et de fermeté. Docile aux instructions de son père, il aimait obéir à Dieu. Les traits de caractère qui le distinguèrent par la suite: l’amabilité, la fidélité au devoir et la véracité, apparaissaient déjà dans sa vie d’enfant. Après la mort de sa mère, il reporta son affection sur son père, qui, de son côté, concentrait sa tendresse sur cet enfant de sa vieillesse. “Il aima Joseph plus que tous ses autres fils.”

Cette préférence devait engendrer bien des douleurs. En manifestant imprudemment son affection pour ce fils, Jacob provoqua de la jalousie chez ses frères…. Le don peu judicieux que fit Jacob à Joseph d’un riche vêtement que portaient seules, à cette époque, les personnes de distinction, fut, aux yeux de ses fils, une nouvelle preuve de sa partialité, et fit naître en eux le soupçon qu’il se proposait de les écarter du droit d’aînesse pour l’attribuer au fils de Rachel. Leur colère grandit encore lorsqu’un jour le jeune garçon vint leur raconter un songe qu’il avait eu….

En contemplant Joseph, debout devant eux, son beau visage illuminé par l’Esprit de l’inspiration, Ses frères ne pouvaient réprimer un sentiment d’admiration. Mais, refusant d’abandonner leur vie de désordre, ils continuaient à haïr celui dont la pureté condamnait leurs péchés. L’esprit de Caïn s’emparait de leurs cœurs.

6 Mars

Classé dans : Vigile "Son & Daughter of God" E. White — prieresetvie @ 9:14

VOIES DIVERGENTES (Genèse 35 : 27-59)

Celui qui croit au Fils a la vie éternelle; celui qui ne croit pas au Fils ne verra point la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui.
Jean 3 : 36

Jacob et Ésaü se rencontrèrent encore une fois à l’occasion de la mort de leur père. Le fils aîné avait attendu ce moment pour se venger. Mais ses sentiments s’étaient bien modifiés. De son côté, Jacob, plus que comblé par les bénédictions spirituelles du droit d’aînesse, abandonna à son frère les richesses d’Isaac, le seul héritage qui intéressât Ésaü….
Ésaü et Jacob avaient été également instruits dans la connaissance de Dieu. Tous deux avaient eu la liberté de marcher selon ses commandements et de recevoir sa faveur. Mais ils avaient pris des voies différentes, et leurs sentiers allaient s’écarter de plus en plus.

Ce n’est pas en vertu d’un acte arbitraire de la part de Dieu qu’Ésaü fut exclu des bienfaits du salut. Le don de la grâce qui est en Jésus-Christ est offert gratuitement à tous les hommes. Il n’y a d’élection pour la perdition que celle qu’on choisit soi-même…. Toute âme qui consent à “travailler à son propre salut avec crainte et tremblement” est élue. Est élu, celui qui consent à prendre “l’armure de Dieu” et à “combattre le bon combat”. Est élu, celui qui consent à “veiller et à prier”, à “sonder les Écritures” et à fuir la tentation. Est élu, celui qui est résolu à croire, malgré tout, et à obéir à “toute parole qui sort de la bouche de Dieu”. Les moyens et les résultats de la rédemption sont offerts gratuitement à tous ceux qui en auront rempli les conditions.

Ésaü avait méprisé les conditions de l’alliance. Plaçant les biens temporels au-dessus des biens spirituels, il avait obtenu ce qu’il désirait. C’était de son propre choix qu’il s’était séparé du peuple de Dieu. Jacob, en échange, avait choisi l’héritage de la foi. Mais comme il avait recouru à la ruse et au mensonge pour se le procurer, Dieu permit qu’il fût châtié par sa faute même…. Dans le feu de la fournaise, les éléments impurs de son caractère se consumèrent peu à peu jusqu’à ce qu’enfin la foi d’Abraham et d’Isaac parut chez lui dans tout son éclat.

22 mars, 2017

5 Mars

Classé dans : Vigile "Conflict and Courage" E. White — prieresetvie @ 9:29

RETROUVAILLES (Genèse 33 : 1-16)

Soyez bons les uns envers les autres, compatissants, vous pardonnant réciproquement, comme Dieu vous a pardonné en Christ.
Ephesiens 4 : 32

Tandis que Jacob luttait avec l’ange, un autre messager céleste était envoyé à Ésaü. En songe, ce dernier avait vu son frère rentrant, après vingt années d’exil, au foyer paternel et se courbant dans un indicible chagrin devant la tombe de sa mère. Dans ce même songe, Ésaü avait vu le camp de Jacob entouré d’une armée céleste. Il raconta cette vision à ses guerriers et donna l’ordre formel de ne faire aucun mal à son frère, celui-ci étant sous la protection divine.

Les deux convois finissent par se rapprocher. D’un côté, le chasseur des déserts marche à la tête de sa troupe. De l’autre, on voit Jacob, ses femmes et leurs enfants entourés de bergers et de servantes et suivis d’innombrables troupeaux. Ouvrant la marche, infirme et appuyé sur un bâton, Jacob avance péniblement, portant encore sur son visage les traces d’un combat mystérieux, mais les traits illuminés de paix et de joie.

A la vue de l’invalide, “Ésaü courut à sa rencontre, l’embrassa, se jeta à son cou, et le couvrit de baisers; et ils pleurèrent”. En contemplant cette scène, les rudes guerriers d’Ésaü, le cœur ému, se demandent ce que signifie le changement étrange survenu chez leur capitaine. Ils se doutent peu, à la vue de Jacob impotent, que sa faiblesse même a été sa force.
Durant sa nuit d’angoisse auprès du torrent, Jacob avait appris la vanité des secours humains et de la confiance qu’ils inspirent. Impuissant et indigne, il s’était réclamé de la promesse que Dieu fait au pécheur repentant, assuré que le ciel et la terre passeraient plutôt que cette parole. Voilà ce qui l’avait soutenu durant ce mémorable conflit.

4 Mars

Classé dans : Vigile "Conflict and Courage" E. White — prieresetvie @ 9:20

VICTOIRE ASSURÉE (Genèse 32 : 24-30)

Tu as lutté avec Dieu et avec des hommes, et tu as été vainqueur.
Genèse 32 : 28

Si Jacob ne s’était pas repenti auparavant, Dieu n’aurait pu l’exaucer ni lui sauver la vie. De même, dans le temps de détresse, tandis que les enfants de Dieu seront torturés par l’angoisse et la crainte, si des péchés non confessés devaient revenir à leur mémoire, ils seraient écrasés. Le désespoir ferait sombrer leur foi et il ne leur resterait plus assez de confiance pour demander à Dieu la délivrance. Mais ce ne sera pas le cas. Bien que profondément conscients de leur indignité, ils n’auront pas de torts cachés à révéler. Leurs péchés auront été effacés par le sang expiatoire de Jésus-Christ, et leurs fautes auront disparu de leur souvenir….
Tout individu qui tente d’excuser ou de cacher ses péchés, qui les laisse non confessés et non pardonnés sur les registres du ciel, sera vaincu par Satan. Plus sa profession religieuse est belle, plus est honorable sa position sociale, et plus aussi sa conduite est répréhensible aux yeux du Seigneur, et certain le triomphe du grand adversaire.

D’autre part, l’histoire de Jacob nous assure que Dieu ne rejette pas celui qui, entraîné sur une mauvaise voie, retourne à lui par une conversion véritable. C’est en s’abandonnant entre les mains de Dieu avec une confiance enfantine que Jacob reçut ce qu’il n’avait pu obtenir par ses propres forces. L’Eternel lui apprit que la puissance et la grâce divines pouvaient seules lui communiquer la bénédiction après laquelle son âme soupirait. Il en sera de même de ceux qui vivront dans les derniers jours. Lorsqu’ils seront entourés de dangers, et lorsque leur âme sentira la morsure du désespoir, ils ne devront s’appuyer que sur le sacrifice expiatoire offert sur le Calvaire….
Aucun de ceux qui agiront ainsi ne périra….

Jacob a prévalu parce qu’il était résolu et persévérant…. C’est maintenant qu’il nous faut apprendre ce que sont la prière victorieuse et la foi invincible. Les plus grandes victoires remportées par l’Église de Jésus-Christ ou individuellement par le chrétien ne sont pas dues au talent, à l’éducation, à la richesse ou à la faveur des hommes. Ce sont celles que l’on obtient dans la prière solitaire, face à face avec Dieu, par une foi fervente et inflexible qui se cramponne, éperdue, à la puissance du Très-Haut.

21 mars, 2017

3 Mars

Classé dans : Vigile "Conflict and Courage" E. White — prieresetvie @ 9:46

UN TEMPS D’ANGOISSE POUR JACOB (Genèse 32 : 24-30)

Malheur ! Car ce jour est grand; Il n’y en a point eu de semblable.
C’est un temps d’angoisse pour Jacob; Mais il en sera délivré.
Jérémie 30 : 7

Quand le Seigneur Jésus aura achevé son œuvre de Médiateur entre l’homme et Dieu. A ce moment-là, le sort de tout être humain sera fixé, et le sang expiatoire cessera de purifier les péchés….

Le frein que le Saint-Esprit fait peser sur la méchanceté humaine sera retiré. De même que Jacob était menacé de mort par son frère, de même le peuple de Dieu courra le péril d’être exterminé par les méchants; et de même que le patriarche lutta toute la nuit pour être délivré de la main d’Ésaü, ainsi les justes crieront à Dieu nuit et jour pour être sauvés de leurs ennemis….

Durant la longue lutte nocturne de Jacob, l’ennemi s’était efforcé — lui rappelant le souvenir de sa faute — de le séparer de Dieu par le découragement. De son côté, tout en cherchant à lui échapper, le messager céleste, pour éprouver sa foi, lui avait rappelé son péché. Mais malgré son angoisse et ses larmes, le patriarche avait tenu bon. Convaincu de la bonté de Dieu, il s’était jeté dans les bras de sa miséricorde. Frôlant le désespoir au souvenir de sa vie passée, il s’était cramponné à l’ange avec tant de véhémence, avec des cris si déchirants qu’il avait remporté la victoire.

Telle sera l’expérience du peuple de Dieu dans sa lutte finale avec les puissances du mal. Dieu éprouvera sa foi, sa persévérance et sa confiance en lui. De son côté, Satan tentera de terrifier les fidèles à la pensée que leur situation est désespérée et que leurs péchés sont trop hideux pour être pardonnés. Le sentiment de leur faiblesse sera si vif que, par moments, leur espoir sombrera. En revanche, au souvenir de l’infinie miséricorde de Dieu et de leur sincère contrition, ils se réclameront des promesses faites au pécheur. Leurs prières ne seront pas immédiatement exaucées; mais leur foi ne faiblira point. Ils s’attacheront à Dieu de toute leur âme, et répéteront avec Jacob: “Je ne te laisserai point aller que tu ne m’aies béni.”

2 Mars

Classé dans : Vigile "Conflict and Courage" E. White — prieresetvie @ 9:34

UNE QUESTION DE VIE OU DE MORT (Genèse 32)

Il dit: Laisse-moi aller, car l’aurore se lève. Et Jacob répondit: Je ne te laisserai point aller, que tu ne m’aies béni.
Genèse 32 : 26

Au moment de la grande crise de sa vie, Jacob se retira à l’écart pour prier. Il était pénétré d’un idéal qui le dominait: la transformation de son caractère.

Cette région montagneuse et déserte servait de tanière aux bêtes sauvages et de repaire aux détrousseurs et aux assassins. Solitaire et sans protection, courbé par l’angoisse, Jacob se prosterne jusqu’en terre…. Sa prière monte vers Dieu, accompagnée de cris et de larmes. Soudain, il sent se poser sur lui une main puissante. Croyant avoir affaire à un ennemi qui en veut à sa vie, il s’efforce de se dégager de son étreinte. Un corps à corps silencieux s’engage.

C’est à qui, dans cette lutte nocturne, l’emportera sur son adversaire. Sans se relâcher un seul instant, Jacob lutte de toute la force de son être. Et tandis qu’il défend sa vie avec l’énergie du désespoir, ses péchés montent devant lui comme pour le séparer de Dieu. Dans cette extrémité, au souvenir des promesses divines, il demande miséricorde. L’aube blanchissait déjà à l’horizon, que la lutte durait encore. Alors l’inconnu touche Jacob à la hanche, qui à l’instant se trouve déboitée. A ce signe, le patriarche reconnaît que son antagoniste est un messager céleste. Et voilà pourquoi, malgré des efforts presque surhumains, il ne l’a pas emporté. Jésus-Christ, l’ange de l’alliance, s’est révélé à lui. Sans lâcher prise, pénitent et brisé, Jacob se cramponne, “il pleure et demande grâce”. Il réclame l’assurance que son péché est pardonné. La souffrance physique, très vive cependant, ne réussit pas à le détourner de son objet un seul instant, sa détermination ne fait que grandir et sa foi s’affermir.

A l’ange qui cherche à se libérer et lui dit: “Laisse-moi aller, car l’aurore se lève”, Jacob répond: “Je ne te laisserai point aller que tu ne m’aies béni.” Si cette déclaration avait été présomptueuse, il eût à l’instant perdu la vie. Mais cette parole n’était qu’une expression de certitude éperdue. Jacob, qui avait confessé son indignité, plaçait sa confiance en un Dieu fidèle à ses promesses.

Par le renoncement à soi-même et par une foi ferme, Jacob obtint enfin ce pour quoi il avait pendant si longtemps lutté.

20 mars, 2017

1er Mars

Classé dans : Vigile "Conflict and Courage" E. White — prieresetvie @ 10:20

SEPT COURTES ANNÉES (Genèse 29 : 1-20)

Ainsi Jacob servit sept années pour Rachel: et elles furent à ses yeux comme quelques jours, parce qu’il l’aimait. Genèse 29 : 20

Mais quelle différence entre l’arrivée de Jacob dans ce pays et celle du messager d’Abraham, près de cent ans auparavant ! Le serviteur s’était présenté entouré d’une suite voyageant à dos de chameaux, et apportant avec lui de riches présents en or et en argent. Le petit-fils arrivait seul, les pieds endoloris, avec, pour tout trésor, un bâton. De même qu’avait fait le serviteur d’Abraham, Jacob s’arrête auprès d’un puits, où il rencontre Rachel, la fille cadette de Laban, son oncle…. S’étant fait connaître il est reçu sous le toit de son parent. Un séjour de quelques semaines révèle sa diligence et sa valeur, et on le presse de rester, la main de Rachel lui étant promise en retour de sept années de service.

Dans les temps primitifs, la coutume voulait qu’avant la ratification d’un contrat de mariage, le fiancé versât entre les mains de son futur beau-père, à titre de garantie, une certaine somme d’argent ou son équivalent. Les pères de famille ne jugeaient pas prudent de confier le bonheur de leurs filles à des hommes qui n’avaient pas fait d’économies en vue de l’entretien d’une famille…. Un moyen de mettre à l’épreuve un prétendant qui n’avait pas de quoi fournir de garantie consistait à lui permettre de travailler pour le père de la personne aimée durant une période correspondant à la valeur de la dot exigée. Si l’on était satisfait de ses services et si, à d’autres égards, le prétendant était trouvé digne d’entrer dans la famille, il obtenait la femme de son choix et la dot versée faisait généralement retour à l’épouse le jour de son mariage….

Cette ancienne coutume, si elle provoquait parfois des abus, était sage. Tout en prévenant des mariages prématurés, elle donnait l’occasion d’éprouver les affections du futur gendre, comme aussi son aptitude à entretenir une famille. La coutume opposée qui règne de nos jours engendre de fâcheuses conséquences. Il arrive fréquemment que les candidats au mariage ont très peu d’occasions de faire réciproquement connaissance de leurs habitudes et de leurs dispositions, de sorte qu’au jour des noces, en ce qui concerne la vie quotidienne, ils sont vraiment étrangers l’un à l’autre. Dans un grand nombre de cas, on découvre, mais trop tard, qu’on n’est pas faits l’un pour l’autre, et ces unions ont pour résultat une vie malheureuse. Il arrive aussi fréquemment que l’épouse et les enfants souffrent de l’indolence et de l’incapacité ou même des habitudes vicieuses du mari et père. Si le prétendant avait été mis à l’épreuve, selon l’ancienne coutume, de grands chagrins auraient pu être évités.

28 Février

Classé dans : Vigile "Conflict and Courage" E. White — prieresetvie @ 9:39

RENDRE A DIEU CE QUI LUI APPARTIENT (Genèse 28 : 16-22)

Cette pierre, que j’ai dressée pour monument, sera la maison de Dieu; et je te donnerai la dîme de tout ce que tu me donneras. Genèse 28 : 22

Selon la coutume d’alors, pour commémorer l’événement, Jacob laissa ce souvenir de la grâce divine, afin que, chaque fois qu’il aurait l’occasion de revoir ce lieu, il pût s’y arrêter pour adorer l’Éternel…. Le cœur plein de gratitude, il répéta la promesse qui l’assurait de la protection divine et prononça ce vœu: “Si Dieu est avec moi, s’il me garde dans le voyage que j’ai entrepris, s’il me donne du pain à manger et des habits pour me vêtir, et si je retourne en paix à la maison de mon père, alors l’Éternel sera mon Dieu. Cette pierre que j’ai érigée en monument sera la maison de Dieu…. Je te paierai la dîme de tout ce que tu me donneras.”

Le fils d’Isaac ne posait pas ici de conditions à Dieu. La prospérité lui avait été promise. Ce vœu n’était que l’expression de la reconnaissance de son âme devant l’assurance de la miséricorde et de la bonté divines. Il comprenait que Dieu avait sur lui des droits qu’il devait respecter, et que les signes singuliers de la faveur dont il venait d’être l’objet exigeaient de sa part une marque d’appréciation. Il faudrait que ce même sentiment anime le fidèle devant chacun des bienfaits qui lui viennent de l’Auteur de toute grâce. Le chrétien devrait souvent se souvenir de sa vie passée et se rappeler les délivrances merveilleuses qui lui ont été accordées, le soutien qui lui a été offert dans l’épreuve, les issues soudaines ouvertes devant lui quand tout semblait obscur et fermé, et le réconfort qui lui est parvenu au moment de défaillir. Dans toutes ces circonstances, nous devons reconnaître des preuves de la présence et de la protection des anges de Dieu. Le souvenir de ces bienfaits innombrables devrait nous inciter à répéter, émus, avec le Psalmiste: “Que rendrai-je à l’Éternel ? Tous ses bienfaits sont sur moi !”

Notre temps, nos talents, nos biens doivent être consacrés à celui qui nous les a confiés. Chaque fois que nous sommes l’objet d’une délivrance ou que nous parviennent des faveurs nouvelles et inattendues, notre gratitude devrait monter vers Dieu non seulement en paroles, mais, à l’exemple de Jacob, en dons et en offrandes en faveur de sa cause. Recevant constamment les bienfaits de Dieu, nous devons toujours être disposés à donner pour sa cause.

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